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Palabrons un peu

 " Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles".

Bonjour à toutes et  à tous ceux ou celles qui s'intéressent aux Danses africaines, communément appelé «La danse africaine», loin de moi l’idée de polémiquer sur la désignation. Il est vrai que l'Afrique de la danse n'est ni un musée, ni un pays, ni une ville, encore moins un village. Mais un continent avec cinquante deux pays, de centaines d’ethnies et des milliers de danses. IL est important d’en comprendre le fonctionnement.

 En effet, si leur grande diversité ne permet pas encore de les inscrire dans une empreinte délimitée par des normes fixes, comme les danses classiques européennes ou indiennes ; elle n’a rien a envié aux autres car rappelons que c’est chez les Égyptiens que la danse a atteint ses premières formes réellement organisées. On leur accorde l'invention de l'art de la chorégraphie, décrit sur le papyrus, à l'aide de caractères ou de symboles, des danses. A noter également qu’on y retrouve les premières danseuses professionnelles que l'on nommait Awalims, en général c’était des esclaves dont la tâche consistait à divertir le maître.

Les quelques rares théoriciens et chercheurs en la matière ont réussi à subdiviser le contient en sous groupes, ces nombres variant et se limitant pour la plus part de temps : à démontrer panafricanisme de la danse africaine à partir d'aires géographiquement proches à ceux des origines de ces concepteurs ou pire, à certains de confondre les danses de leurs villages avec celles de tout un continent!. Mais, l'Afrique des folklores et traditions d'hier, n'est pas l'Afrique de danses modernes ou contemporaines d'aujourd'hui et ne sera pas l'Afrique de danses universelles de demain, même si le chemin est encore long à faire … A propos de la Formation en Danse africaine en France et ou en Europe en général les objectifs et les motivations des formateurs comme des élèves sont différents.

Du coté des enseignants, la palette est grande : des traditionalistes de danses de leur village et ou  tribu, à la star de la danse africaine contemporaine, en passant par les avant-gardistes du métissage; il y a de quoi choisir. Quant aux élèves, eux poussés par diverses envies : apprentissage de la technique, perte de poids, rencontres diverses, un certain art de vivre à l’Africaine, amour de l’Afrique etc., donnent parfois et même souvent du fils à retorde aux maîtres à danser. Dans ce près «danses africaines» où les normes professionnelles sont quasi inexistantes : c’est le bonheur, et l’embarras du choix pour les uns; un casse-tête pour les autres.

Dans tout ce méli-mélo d’apparence, l’enseignement doit conjuguer avec ces réalités et faire preuve d'une pédagogie appropriée. Ceci conduit à constater que les formations comme les créations africaines  en Afrique et en Europe sont encore dans la plupart de temps, le reflet social. Mais tous ces cours, ces stages, ces formations qualifiantes ou non sont utiles à l’évolution de la danse «classique africaine universelle».  

ODILE WANUKE